Ma vie

J'ai été victime d'attouchements de la part de ma grand-mère jusqu'à l'âge de 12 ans, de violences physiques et verbales de la part de ma mère et ma grande soeur (mon père étant parti lorsque javais 4 ans).
Les violences allaient jusqu'à m'enfermer dans le placard des heures durant car " j'étais infernale, j'empêchais tout le monde de respirer !!!"
Et puis "elles" (ma mère et ma soeur, d'un commun accord) ont fini par me jeter de la chambre que je partageais avec ma soeur pour dormir par terre dans le salon... mes affaires étant restées dans la chambre de ma soeur, je ne pouvais y accéder puisque je n'avais pas le droit d'y entrer...
Je n'avais pas le droit non plus de marcher sur le même trottoir qu'elle pour aller à l'école, elle me réveillait la nuit à coups de livres sur la tête...; et ma mère me disait de me défendre !!!
Je précise que tout cela m'empêchait de grandir et de m'épanouir physiquement : il faut dire qu'à l'âge de 11 ans, je mesurais 1, 32 mètres et pesais 19 Kg, on pourrait rapidement faire le lien et dire que l'anorexie pointait le bout de son nez depuis la plus petite enfance !
Mais ce n'est pas tout, le voisin du dessus, un vieux qui battait sa femme et était alcoolique, emmenait mon chat dans la cave de l'immeuble pour boire et attendait que je vienne le chercher et puis il me chopait pour me tripotter, il m'asseyait sur sa table de travail, je me rappelle de tout, la façon dont ses outils étaient disposés sur le mur, son odeur d'alcool mêlée à la bave et à l'odeur de dents pourries.
Il me calait une jambe avec son ventre contre la table et me tenait par le haut du bras d'une main et me tripottait ma choupette de l'autre main.
Et je me laissais faire, pas au début, quand j'étais toute petite, je voulais lui donner des coups de pieds dans le ventre, je me rappelle de tout, je devais avoir 5 ans ou quelque chose comme ça, et puis après je me laissais faire.
Et puis le soir je prenais le bain avec ma mère et je la champouinais partout : le sexe, le nombril les seins.... ça a duré des années, c'était comme un rituel, j'en avais besoin, et elle se laissait faire....
Chemin faisant, je suis partie de la maison (trop de violence) à 15 ans, en vacances chez mon père (duquel j'ai été victime d'attouchements à l'âge de 4 ans et demi lors de vacances passées chez lui), Et puis au bout de deux mois il m'a foutu dehors "tu peux crever, je viendrais cracher sur ta tombe", qu'il m'a dit. Ma belle mère (âgée de 23 ans), m'a tabassée un bon coup devant lui, comme pour vérifier qu'il ne dirait rien....
Et je suis partie, sac-à-dos, errant (ça a duré des années).
Mais quelques mois après mon départ de chez mon père, un soir, alors que je logeais momentannément chez une copine (de beuverie), je suis rentrée un peu saoule et heureuse (j'avais quinze ans et demi), un homme est entré dans ma chambre et il m'a violée, j'avais fermé la porte à cléf mais il a passé son bras par le naco un peu plus haut.
J'ai eu très peur, j'ai cru que j'allais mourrir, je ne pouvais plus respirer, mais ça venait de dedans, dedans la gorge, je sais pas comment le dire autrement. J'ai eu aussi très très mal, la douleur a duré 2 semaines je ne sais plus très bien, c'était déchiré au niveau de ma choupette, ça saignait et la douleur se réveillait à chaque fois que je faisais pipi et que je me douchais.
Je n'ai pas porté plainte, j'avais peur qu'on me renvoie chez ma mère, j'étais perdue, j'ai pris mon sac et je suis repartie, j'ai tapé au hasard à plusieurs portes, et un couple d'homosexuels a accepté de m'héberger pour un mois. Je précise qu'à ce moment là j'étais à l'école bien sûr, en BEP secrétariat, les profs ne voyaient rien, je dormais dans la rue, dans des voitures, chez n'importe qui, par terre... et je me douchais dans les douches communes, je n'avais pas de livres mais je bossais bien, j'étais deuxième de la classe.
Je ne sais pas comment je faisais, ça venait tout seul (" la science infuse !!! ") J'ai eu la chance de tomber sur des gens qui abusaient un peu de ma gentillesse et de ma serviabilité mais pas de mon corps.
Cette errance a duré un peu plus de 7 ans, entre temps j'ai rencontré un mec avec qui j'ai "vécu" (erré) 4 ans, violent, alcoolique, mal dans sa peau. Puis je suis partie en afrique du sud pendant 4 mois, ça m'a permis de faire un peu le point et de me questionner sur mon avenir, c'est là que j'ai décidé de renter chez moi et de passer le concours d'entrée en formation d'éducatrice.
J'ai trouvé un boulot stable, pendant 3 ans qui me permettait de me poser et de préparer ce concours.
C'est là que j'ai rencontré un garçon avec qui je suis restée 3 ans, il était tellement gentil que je ne le supportais pas, ça m'éttoufait et je ne comprennais pas pourquoi " tant d'honneurs " pour une personne telle que moi (une pauv fille !!!), donc j'ai fait une dépression pendant un an.
Nous nous sommes séparés et là, grâce à cet homme, j'ai entrepris une thérapie, je suis entré en formation d'éducatrice 1 an après.
Donc rebelotte : déménager, démissionner, recommencer une nouvelle vie avec la formation, la thérapie, la galère car plus d'argent, perdu tous mes droits assedic puisque j'ai démissioné...
J'ai volontairement passé une multitude de détails : parmis lesquels de multiples agressions dont j'ai été victime pendant toutes mes années d'errance, agressions que je trouvais normales, puisque j'étais persuadée de ne mériter que ça.
En début de thérapie, les 6 premiers mois, tout allait "bien", trop bien, en fait je n'avais fait que gratter la première couche de vernis.
Restait donc l'essentiel, tout ce dont je n'avais pas réellement conscience, tout ce que je niais, les attouchements.
A cette époque, je préférais encore croire aux monstres, oui, je croyais que les nuits étaient pleines de monstres, que c'étaient eux qui mettaient leur mains dans ma culotte !!!!
Alors je suis devenue anorexique, je préférais ça plutôt que de dénoncer la relation incestuelle avec mon père et ma mère qui a nourrit mon enfance, je préférais ça plutôt que de dénoncer les attouchements de mémé la nuit lorsque je dormais dans son lit car elle ne me laissait pas d'autre choix.
Je préférais aussi ça plutôt que de dénoncer la violence morale et physique de ma soeur, l'isolement, les enfermements dans le placard, les coups, les humiliations.
La honte, l'impensable, tout ce que je ne pouvais pas dire et qui remplissait mon corps, à tel point que je me sentais vide. Alors qu'en fait j'étais pleine de vide, trop pleine de "vide d'amour", plus rien ne pouvait rentrer dans ce corps, rien.
Après être tombée à 39 kg pour un mètre 65, au mois de juin 2005, j'ai décidé de "me prendre en main" (aujourd'hui je dirai plutôt : "de prendre soin de moi") et depuis, je mange lamentablement quelques légumes vapeur le soir, toujours les mêmes, et parfois du poisson (vapeur aussi, on sait jamais des fois que je prendrais un gramme!!!!)
Mais que le soir, la journée je ne peux pas, je mange quelques fruits, je fais 2 h de sport par jour et je ne sais pas comment je tiens, mais en tout cas, j'ai arrêté de me faire vomir, et ça, c'est ma petite victoire, je n'en pouvais plus, il fallait que ça s'arrête, d'ailleurs, depuis que j'ai arrêté de vomir la nourriture, ce sont les mots qui sortent.
A moins que ce ne soit le contraire : depuis que je parle, j'ai arrêté de vomir, ça fait un an et demi maintenant.
Aujourd'hui, je ne suis pas plus heureuse, je ne dors pas plus la nuit, je suis toujours insomniaque, un peu angoissée, je ne veux plus qu'on me touche. 4 ans de thérapie et 4 ans que personne ne m'a touchée, pas même un coiffeur pour égaliser mes cheveux (qui m'arrivent aux fesses !).
Quoi qu'il en soit, je ne fais plus de cauchemars, j'ai compris que les monstres n'existaient pas et que ma mère n'est pas un ange, une chose sans sexe, idéale, idéalisable.
Oui, j'ai compris que c'était ma vie et qu'il allait falloir que je l'accepte une bonne fois pour toutes si je veux pouvoir vivre "normalement", c'est-à-dire : partager, m'ouvrir au monde extérieur. ça prendra peut-être 10 ans mais qu'importe !
J'ai coupé les ponts (définitivement?) avec ma famille le 29 août 2005, et j'ai fait une demande de changement de nom de famille, je ne peux porter plainte puisque ma grand-mère est morte et le vieux du dessus aussi.
Quant à une éventuelle plainte contre mes parents, ce n'est pas possible, le délai de prescription étant passé !!!! et oui, comme de nombreuses victimes d'inceste, je suis périmée !!!
Bon je stoppe là en espérant n'en avoir pas trop dit d'un coup, mais j'ai mis 28 ans à commencer à parler, aujourd'hui j'en ai 29 et quand j'en parle, ça sort tout d'un coup, mais ça me fait du bien et ça me laisse un peu de place pour les autres, pour les écouter.
Merci de prendre le temps de me lire, ça me fait du bien.

Samedi 6 octobre 2007
Moi qui croyais pouvoir un jour changer d'identité, changer de nom
Deux ans de procédure, deux ans à regarder tous les matins dans ma boîte à lettres, tous les jours. D'ailleurs, tous les jours, je croisais les doigts avant d'arriver chez moi, l'espoir, l'espoir fait vivre (?)
vivre... c'est bien oui, mais comment? dans quelles conditions? avec quels souvenirs? comment me construire mes souvenirs à moi en portant le nom (la marque) de l'horreur? mon horreur à moi, mon horreur est moi.

Alors j'ai reçu LA lettre, elle me disait qu'une affaire administrative me concernait et que, pour cette raison, j'étais convoquée à l'administration judiciaire... toute une affaire...

Une dame, une vraie, une gentille
Elle m'a reçue, elle m'a annoncé ce qu'elle appelait une mauvaise nouvelle : rejet de la demande, le garde des sceaux ne donne pas de justification... c'est comme ça

Puis elle m'a demandé : comment, pourquoi faire une telle demande?
Je lui ai raconté, non pas les détails, mais "l'essentiel" (comment dire "l'essentiel" alors que tout me fait mal, jusque dans les moindres détails?)
Alors elle a compris, pas de misérabilisme, pas de minauderie, que de la dignité
Merci
Ouf

Je suis soulagée,

Soulagée de ne plus avoir à regarder dans ma boîte à lettre, mais je me sens lourde, l'anorexique que je suis a du mal à porter ce nom, il est lourd, tellement lourd
5 ans de thérapie et toujours ça, toujours ce nom qui me poursuit, que je porte alors que c'est lui, par la symbolique, qui devrait me porter

Merci pour vos messages, jamais assez de merci pour vous
par gaiia publié dans : lincestemavie
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Lundi 24 septembre 2007
la visite annuelle du travail a été l'occasion pour moi d'exposer l'événement de mardi dernier.
La médecin du travail, formée en victimologie et particulièrement sensible au travail de nuit, va écrire une lettre à la direction.
J'ai aussi eu l'occasion d'en parler avec l'ensemble de l'équipe et nous allons faire un courrier à la direction de la part de toute l'équipe pour demander à ce que "officiellement" la personne qui fait la nuit, ne travaille plus pendant 24h

je pense que nous allons avoir gain de cause cette fois-ci
vis-à-vis de la chef de service, difficile de passer par elle pour ce genre de revendications puisque c'est elle-même qui décide d'organiser ces réunions, d'en choisir les dates, et de les rendre obligatoires...
alors, nous allons viser plus haut
sans haine, sans colère, juste avec de la dignité, de la solidarité et dans le but de garder le plaisir que nous prenons à notre travail

j'aime profondément et sincèrement mon travail, je ne préfère pas dire ce que je fais car je ne sais pas si j'ai le droit de parler de tout ça comme ça sur le net, mais j'aime vraiment ce que je fais.

pour plus d'indications, je travaille dans le social

je vous embrasse
par gaiia publié dans : lincestemavie
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Mardi 18 septembre 2007
Aujourd'hui : réunion à partir de 8h30 jusqu'à ??? personne ne le sait jamais, ça peut aller jusqu'à 14h...
La personne qui a fait la nuit la veille, celle qui va faire l'après midi et celle qui fera la nuit le soir même, ont pour OBLIGATION d'assister à la réunion, sous peine de se voir reprocher de "ne pas assumer" et autres réflexions.
Donc S a fait la nuit hier soir et est venue à la réunion de ce matin, elle a donc travaillé le lundi soir à partir de 19h pour finir le mardi matin à 7h15 pour ensuite reprendre à 8h30, juste le temps de se changer, grignotter un morceau...
Elle paraît très fatiguée, amorphe, ne réagit pas trop, petits yeux, plus blanche que d'habitude et ne cesse de dire qu'elle est fatiguée, qu'elle aurait mieux fait de rentrer chez elle, elle souffle, demande à ce que nous finissions plusieurs fois, se plaint d'un mal de tête, de trembler, en parle à sa voisine qui ne réagit pas et lui dit que "ça n'est rien".

Finalement elle fera une crise de spasmophilie, la première fois de sa vie que ça lui arrive, elle a 37 ans.

Que penser de cette situation ? comment ne pas culpabiliser ? je me sens tout autant responsable que si j'avais moi-même organisé cette réunion.

La chef de service nous a demandé beaucoup d'énergie aujourd'hui, notamment une mise en situation, avec un regard critique sur les pratiques et attitudes (savoirs faire, savoirs être) des personnes mises en scène.

Jusqu'à quand devrons nous nous plier à ces exigeances ?

La chef de service nous a dit à plusieurs reprises qu'elle souhaitait faire une étude sur "nous" (l'équipe), qu'elle voulait nous évaluer, nous observer, évaluer notre travail,

Par sa suite, S nous dira que certaines choses ne sont pas "passées", qu'elle n'accepte pas (quoi ?)

Serions nous les cobayes d'une chef de service souhaitant "améliorer, développer ses compétences professionnelles" à tout prix ?

Jusqu'où compte t-elle nous pousser pour arriver à ses fins ? à savoir, la réussite à son diplôme


Je suis très touchée par cet événement,  je me sens tellement mal à l'aise dans tout ça, le sentiment d'être "étriquée" d'un côté l'équipe, de l'autre les usagers, et enfin la direction et la chef de service
au delà de tout ça, il y a ma personne, elle aussi elle m'étrique parfois
par gaiia publié dans : lincestemavie
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Samedi 15 septembre 2007
fixé, fixé le temps, le voilà qui prend tout son temps, après avoir courru après lui pendant des années, plus de dix ans
après avoir eu cette impression qu'il me rattrapait
aujourd'hui, il prend son temps, le temps

me voilà chez moi, dans mon hâvre de paix, le mien rien qu'à moi
pas sans mal, mais après tout, quel goût aurait-il si la conquête avait été simple?
là, il a un goût de miel, le bon miel de madagascar que j'aime tant
il a un goût de bien être, de sécurité, de chez moi
il a mon odeur à moi, ma trace

je me sens soulagée, rassurée, libre
par gaiia publié dans : lincestemavie
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Vendredi 7 septembre 2007
voilà de retour sur la blogosphère comme dirait cica.
ça n'a pas été de tout repos, ça a même été plutôt galère, je ne m'attendais pas à ça, si j'avais su, je ne l'aurais pas fait.
mais je n'ai pas de regret, me voilà maintenant chez moi et rien que chez moi
je vous raconterai tout ça plus longuement très bientôt (demain ?)
biz biz et bonne nuit les petits !
par gaiia publié dans : lincestemavie
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Mercredi 8 août 2007
COMME JE VOUS AIME ET QUE JE PENSE À VOUS TOUS LES JOURS, JE VOULAIS VOUS DIRE QUE JE SERAI ABSENTE JUSQU'EN DÉBUT SEPTEMBRE CAR JE DÉMÉNAGE, ET OUI !!!
J'AI ACHETÉ UN APPARTEMENT !
çA Y'EST, JE SUIS UNE GRANDE FILLE, ENFIN CAPABLE DE ME FIXER QUELQUE PART Où JE ME SENTE BIEN, CHEZ MOI, UN PETIT NID TOUT DOUILLET
JE METTRAI DES PHOTOS

JE SUIS HEUREUSE DE VOIR QUE JE SUIS EN TRAIN DE PERDRE CETTE FÂCHEUSE HABITUDE QUE J'AVAIS DE "ME FAIRE ABANDONNER", OU DE ME DÉBROUILLER POUR "ME FAIRE VIRER", OU BIEN POUR TOUJOURS PARTIR D'UN LIEU EN CONFLIT, C'ÉTAIT PLUS SIMPLE POUR MOI CAR J'ÉTAIS PERSUADÉE DE NE RIEN MÉRITER, DE N'ÊTRE QU'UNE BONNE À RIEN ! (SI CE N'EST : BONNE À ABANDONNER, BONNE À TAPER, BONICHE...)
MAINTENANT, AVEC LE RECUL DE CES 5 DERNIÈRES ANNÉES D'ABSTINENCE ET DE THÉRAPIE, JE PEUX DIRE QUE JE SUIS EN TRAIN DE ME CONSTRUIRE MA PETITE VIE À MOI, MES DÉSIRS, MES PLAISIRS, MES MANQUES, MES DOUTES, MES PEURS, MA PERSONNE QUOI !

MALGRÉ CE POST TRÈS POSITIF, JE DOIS VOUS AVOUER QUE JE ME SENS ENCORE PARFOIS INCONSISTANTE, DANS LE DOUTE EN PERMANENCE (EST-CE QUE J'AI BIEN FAIT, EST-CE QUE J'AI BIEN DIT, ET SI J'AVAIS DIT AUTRE CHOSE, ET SI JE FAISAIS COMME L'AUTRE...........ETC). CE QUI EST ÉPUISANT, MAIS C'EST COMME çA, JE SUIS COMME çA
AUSSI, JE NE SUIS TOUJOURS PAS CAPABLE D'ENVISAGER UNE RELATION À DEUX, JE SUIS ENCORE TRÈS CENTRÉE SUR MOI-MÊME, J'AI ENCORE BESOIN DE M'APPROPRIER (MON CORPS ET MA TÊTE), DE M'APPARTENIR À MOI-MÊME.

MERCI À VOUS TOUS POUR VOTRE SOUTIEN-ACCOMPAGNEMENT, JE REVIENDRAI DE TEMPS À AUTRE, DEPUIS UN CYBER CAFÉ.

JE VOUS AIME ! ET JE PENSE À VOUS

MERCI LANCELOT POUR TON MESSAGE

BIZ BIZ BIZ

par gaiia publié dans : lincestemavie
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Samedi 28 juillet 2007
Quelle est cette peur qui m'habite ?
Peur de quoi ? Je dis souvent que j'ai peur d'être mangée
Le psy me dit que ça va dans les deux sens, J'aurais donc aussi peur de manger les gens.........
J'aimerais parfois être capable de parler d'autre chose que de cette histoire qui me colle à la peau.
Mais je l'ai fait pendant 28 ans, 28 ans à raconter (inventer) quelqu'un d'autre, à m'ignorer, à dénier mon histoire, à l'oublier (tout faire pour) de honte, rongée par la culpabilité.
Alors aujourd'hui il me faut accepter d'en parler, de me dire à moi-même, de me révéler .......... le temps qu'il faudra
Même si je suis épuisée
Oui, je suis épuisée à m'agiter comme ça dedans et dehors
Épuisée partout
Il faut que je me repose
Sinon je vais tomber

Je vous aime

Toutes et tous
 
Merci pour vos messages
par gaiia publié dans : lincestemavie
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Mercredi 11 juillet 2007
Virginia se tus, elle était comme morte pendant l'acte

Comment parler?

Que dire ?

Que faire? Elle avait peur, peur d'être jugée, peur que la police ne la renvoie chez sa mère

Tout, elle était prête à tout encaisser, mais pas ça, pas sa mère, trop de violences

C'est pourquoi au crépuscule elle prit la fuite

La canicule qui régnait à ce moment de l'année la mettait en difficulté

Avec ce soleil de plomb, impossible de rester dans la rue, elle mourrait de soif

Avant cette nuit là, elle n'avait jamais été touchée par un garçon, elle avait commencé à flirter quelques mois auparavant

Si seulement

Si seulement elle n'était pas sortie ce soir-là

Lui, la brute, ce monstre était venu cueillir cette belle capucine coulant des jours heureux dans sa verte prairie

Il l'avait cueillie sauvagement et l'avait piétinée, écrabouillée

Elle avait mal, et tellement honte, la douleur était si intense et Virginia culpabilisait tellement qu'elle prenait cette douleur pour une punition, peut-être que ça l'aidait à supporter

Elle savait qu'elle ne pourrait jamais oublier, cette sueur qui dégoulinait sur elle, l'étouffement, la douleur au moment où ça se déchire, la sensation, le sentiment d'humiliation après, la détresse, l'incompréhension. Elle n'a pas le souvenir de l'odeur parce que pendant tout ce temps, elle a tenté de retenir sa respiration, ne reprenant une bouffée d'air que lorsqu'elle n'en pouvait plus

Aujourd'hui, la capucine continue de pousser tant bien que mal, elle a retrouvé quelques couleurs

Elle pense aussi avoir trouvé une verte prairie

Elle sent venir le bonheur, il est tout près maintenant

Virginia sait que les moments de bonheur parfait n'existent pas, mais ce n'est pas parce qu'ils n'existent pas qu'il ne faut pas y croire

Un exercice proposé par irène, Virginia c'est moi, à 15 ans. J'espère ne choquer personne.

par gaiia publié dans : lincestemavie
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Vendredi 6 juillet 2007
pfffffff !!!! quelle empafée je fais !!! je ne me souviens plus des noms des personnes qui ont participé à l'atelier de poésie !!!! alors si vous pouviez vous rappeler à moi, ce serait sympa comme ça je pourrais rectifier et mettre vos noms.
Mille merci en tout cas !

Voici : Enriqueta, Irène, Lili, et ..... moaaaa !!!!

Si j'étais maçon, je serais un pigeon
Je choisirais un arbre de mille ans d'âge
J'y construirais un nid à dix étages
Pour y accueillir tous mes petits oisillons

Je prendrais des brindilles, des brins
D'herbes, des plumes et du coton,
Bricolerais sans faillir une maison
Aux douces odeurs de romarin.

Je prendrais de l’amour, pas de chagrin
De la tendresse et beaucoup de caresses
La nuit comme le jour, je n’aurais de cesse
Que ta douleur ne puisse arriver à ses fins

Je prendrais de la soie,
De la fine mousseline,
Pour protèger notre amour,
Pour réchauffer nos coeurs meurtris.

Et dans ce joli nid douillet
Petit-à-petit, en confiance
Enfin je m'abandonnerais
À la douceur de ta présence
par gaiia publié dans : lincestemavie
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Mercredi 27 juin 2007
Tant que j'y suis, j'y mets une photo puisqu'il s'agit d'un portrait.


... prise il y a 4 jours dans une ravine


Alors voici, comme prévu, la règle du jeu :
La personne taguée doit dévoiler sept choses la concernant. Les personnes taguées devront faire la même chose et écrire le règlement. Ensuite, elles devront à leur tour taguer sept personnes et les énumérer dans leur article. Pour finir, il faut laisser
un message sur le blog de la personne taguée et l’inviter à visiter votre blog.


1- Je suis patiente par soumission :
Au lieu de m'affirmer et d'exprimer mes besoins, je préfère attendre que les choses se fassent d'elles mêmes !
C'est pour ça que je me retrouve toujours au dernier moment dans une situation comme celle que je vis depuis une semaine : panne d'électricité !!!
j'avais tellement peur de faire entrer un individu (l'électricien) que je ne connais pas chez moi, que j'ai préféré attendre une semaine, attendre que la lumière revienne toute seule, comme par enchantement !!!
Voilà pourquoi vous n'avez pas eu de mes nouvelles !

2- Je suis courageuse :
J'ai tout de même fini par dépasser ma peur et appeler l'électricien.
J'ai raconté à tous mes amis proches ce que j'ai vécu, mon enfance.
Je vais chez le psy toutes les semaines me regarder, m'écouter (balayer devant ma porte quoi !) alors que ce serait peut-être plus facile de m'ignorer et d'ignorer aussi la souffrance d'autrui

3- Je suis sportive :
Natation, vélo, course à pieds, marches en montagne, plongée sous marine et apnée

4- J'ai constamment peur d'être mangée (et par conséquent, de manger les gens) :
J'ai toujours peur que les gens interprêtent mal
(mangent) mes propos. J'ai aussi toujours peur de mal m'exprimer (de me manger moi-même). Du coup j'ai peur que les gens pensent à ma place (me mangent), peur de ne plus avoir de place, qu'ils parlent pour moi, qu'ils m'amènent à parler pour eux pour mieux me plaire à moi-même... Je ne sais pas si c'est très clair

5- Je suis anorexique :
Même si j'ai repris du poids depuis deux ans, je sais que je me prends la tête pour manger, je ne sais jamais de quoi j'ai envie. Parfois, je me dis que je ne suis pas si méchante que ça et que je mérite bien de me faire un peu plaisir alors je me rends dans un endroit où je pourrais acheter quelque chose de bon à manger (chocolaterie, glacier...) et je n'ose même pas entrer, comme si ce n'était pas pour moi, comme si je ne méritais pas ce plaisir là, le plaisir de la bouffe. Comment avoir le sentiment de mériter de remplir ce ventre tellement vide par la nécéssité, par tant d'années de galères ?

6- Je ne veux plus jamais qu'on me touche :
Depuis que j'ai compris que j'ai le droit de dire non, de garder mon corps rien que pour moi, j'ai décidé de ne plus jamais accepter qu'on me touche. Résultat, ça fait 4 ans 1/2 que personne ne m'a ni touchée, ni embrassée.  C'est comme pour la bouffe, je ne me touche pas, comme si je n'en avais pas le droit, comme si c'était mal, comme si je ne méritais pas ce plaisir là non plus, le plaisir de la chair.

7- Je suis une jeune femme qui a été maltraitée étant enfant :
Cela m'a rendue très tolérante à la douleur tant physique que mentale. Je suis complètement désorientée :
  • Je ne crains pas les coups... mais les caresses
  • Je ne crains pas les humiliations ni les critiques négatives puisque je m'y attends toujours... mais les compliments et encouragements m'agressent
  • Je ne me plains jamais de douleurs, je suis capable d'attendre le dernier moment, l'extrême douleur, pour prendre soin de moi enfin
  • Je ne crains pas les voyeurs ... mais le regard d'un homme amoureux.
Maintenant, les sept personnes taguées : euh ben là j'ai du mal, je ne sais pas, j'ai comme l'impression que les personnes que je voudrais taguer l'ont déjà été alors ... je suis bien embêtée ! je vais y réfléchir




par gaiia publié dans : lincestemavie
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